Jean Le Cam et Gildas Morvan

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Après 17 jours 7 heures 50 minutes et 13 secondes de course à la vitesse moyenne théorique de 10 44 nÅ“uds Jean Le Cam et Gildas Morvanont coupé la ligne d arrivée à Salvador de Bahia ce mardi 20 novembre à 21 heures 50 minutes et 13 secondes heure française. Ils s emparent de la quatrième position de la flotte des 60 pieds Imoca à quelques 5 heures 13 minutes et 8 secondes des leaders Michel Desjoyeaux et Emmanuel Le Borgne Foncia.

Après 17 jours 7 heures 50 minutes et 13 secondes de course à la vitesse moyenne théorique de 1044 nÅ“uds Jean Le Cam et Gildas Morvan ont coupé la ligne d arrivée à Salvador de Bahia ce mardi 20 novembre à 21 heures 50 minutes et 13 secondes heure française. Ils s emparent de la quatrième position de la flotte des 60 pieds Imoca à quelques 5 heures 13 minutes et 8 secondes des leaders Michel Desjoyeaux et Emmanuel Le Borgne Foncia.

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Une course menée toute en finesse et en intelligence par un Le Cam évitant parfois la confrontation directe avec les prototypes dernière génération quand les conditions météos s annonçaient par trop en sa défaveuret attaquant bille en tête dès que l échiquier particulièrement garni lui présentait une ouverture. Jean a ainsi souvent joué seul sa partition privilégiant majoritairement l ouest pour s offrir un décalage synonyme d options à l approche des difficultés météorologiques ou géographiques du parcours. Premières réactions à l arrivée et première analyse de la course menée par VM Matériaux.

Jean Le Cam :  Cette transat a été un vrai bonheur. On a beaucoup appris avec Gildas. On a pris toutes les décisions en commun. Gildas est un super équipier pour optimiser la vitesse du bateau. Je crois d ailleurs que notre bateau est dans la bonne philosophie. La première confrontation avec les monocoques de nouvelle génération a apporté beaucoup d enseignements. Pour l instant il semble que l avantage soit aux bateaux légers donc je crois qu on a un super bateau pour le Vende Globe. En ce qui concerne la course on a pas mal joué mais on a peut-être à plusieurs reprises été un peu trop gourmand.On finit quatrièmela place du « con ». Il y a deux places du con dans une course la seconde parce que tu rate la place de vainqueur et la quatrième parceque tu rate le podium… »

Gildas Morvan :  La vie à deux c était un plaisir tout s est bien passé à bord. Je ne me suis fais engueuler qu une fois et me suis super bien entendu avec Jean. Il y a eu beaucoup d échange entre nous. Le bateau était super bien préparé et marchait vite. On a eu un peu de fatigue au départ mais on a vite récupéré et on a pas trop souffert durant la course ».

17 jours et 7 heures à bord de VM Matériaux : le résumé de la course.nSorti de la Baie de Seine en milieu de tableau des 18 monocoques de la flotte VM Matériaux recollait dès la première nuit aux voiliers de tête en rasant La Hague et Serquigny. Le sang froid des duettistes étaient durant toute cette importante première phase de course sérieusement mis à contributionnombreux voiliers tentant l aventure sur une trajectoire très occidentale. Maîtres de leurs nerfs Jean et Gildas avalaient une bonne tranche de pain noir. Mais la route vers le cap Finisterre était à ce prix et la paresse de l alizé Portugais offrait une première opportunité au voilier fuschia de se démarquer dans l ouest du Portugal. 4ème aux Canaries VM matériaux pointait à moins de 20 milles du leader Safran.

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Il était une fois dans l Ouest !nLa tendance générale observée par tous les routeurs était à ce moment de la course et en l absence d alizés fiables et stables de Nord Est d aller flirter le long des côtes du Maroc. Une mode qui ne pouvait décidément pas convenir à un Le Cam bien décidé à faire sa course en jouant à fond toutes les opportunités. Le 12 novembre au soiril croisait au coeur de l archipel du Cap Vert à plus de 100 milles dans l ouest de la tête de la flotte. Son décalage n apportait pas encore les dividendes escomptés et c est en 8ème position que VM Matériaux abordait le morceau de bravoure de cette Transat la traversée du pot au noir. Obstiné dans ses convictions Le Cam repartait de plus belle cap à l ouest seul à croire en ses chances de franchissement rapide de la zone de convergence tropicale. Alors que d aucuns se fourvoyaient loin dans l est Le Cam et Morvan émergeaient le 16 novembre en tête de la Transataprès avoir traversé sans encombre le marasme du pot au noir par plus de 30 degrés de longitude Ouest. Une option ouest payante et qui voyait la flotte se scinder irrémédiablement en deux au moment du sprint final. Seuls VM Matériaux son dauphin Foncia Cheminée Poujoulat et Safran s échappaient suffisamment rapidement des griffes de l équateur pour se lancer à corps perdu pour un long duel de vitesse pure travers au vent vers les côtes du Brésil.

L Ouest ne paie plusnJean et Gildas allaient cependant payer cher le contre-coup de leur position très occidentale. Dans un alizé curieusement orienté au sudle retour vers une route directe à des allures débridées leur était soudain interdit. C est au près serré face aux vagues et contre le vent que VM Matériaux tentaient de gagner dans le sud tandis que ses trois adversaires directs lâchaient les chevaux travers au vent. Le verdict tombait sans appel. C est une 4ème place qui échoyait au valeureux duo Foncia Safran puis Cheminée Poujoulat se glissant inexorablement au vent de VM Matériaux. A pleine vitesse de Recife à Salvadorles 4 protagonistes démontraient une nouvelle fois que jeunes ou « anciens » ces prototypes Imoca présentaient des potentiels très similaires et donnaient dans l adversité raison à un Le Cam entreprenant et audacieux dans ses choix de route pour tenter de faire la différence au sein d une flotte somme toute très compacte et équilibrée.

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Une course menée toute en finesse et en intelligence par un Le Cam évitant parfois la confrontation directe avec les prototypes dernière génération quand les conditions météos s annonçaient par trop en sa défaveur et attaquant bille en tête dès que l échiquier particulièrement garni lui présentait une ouverture. Jean a ainsi souvent joué seul sa partition privilégiant majoritairement l ouest pour s offrir un décalage synonyme d options à l approche des difficultés météorologiques ou géographiques du parcours. Premières réactions à l arrivée et première analyse de la course menée par VM Matériaux.

Jean Le Cam : Cette transat a été un vrai bonheur. On a beaucoup appris avec Gildas. On a pris toutes les décisions en commun. Gildas est un super équipier pour optimiser la vitesse du bateau. Je crois d ailleurs que notre bateau est dans la bonne philosophie. La première confrontation avec les monocoques de nouvelle génération a apporté beaucoup d enseignements. Pour l instant il semble que l avantage soit aux bateaux légersdonc je crois qu on a un super bateau pour le Vende Globe. En ce qui concerne la courseon a pas mal jouémais on a peut-être à plusieurs reprises été un peu trop gourmand.On finit quatrièmela place du « con ». Il y a deux places du con dans une coursela seconde parce que tu rate la place de vainqueur et la quatrièmeparceque tu rate le podium… »

Gildas Morvan : La vie à deux c était un plaisirtout s est bien passé à bord. Je ne me suis fais engueuler qu une fois et me suis super bien entendu avec Jean. Il y a eu beaucoup d échange entre nous. Le bateau était super bien préparé et marchait vite. On a eu un peu de fatigue au départmais on a vite récupéré et on a pas trop souffert durant la course ».

17 jours et 7 heures à bord de VM Matériaux : le résumé de la course.rnSorti de la Baie de Seine en milieu de tableau des 18 monocoques de la flotteVM Matériaux recollait dès la première nuit aux voiliers de tête en rasant La Hague et Serquigny. Le sang froid des duettistes étaient durant toute cette importante première phase de course sérieusement mis à contributionnombreux voiliers tentant l aventure sur une trajectoire très occidentale. Maîtres de leurs nerfsJean et Gildas avalaient une bonne tranche de pain noir. Mais la route vers le cap Finisterre était à ce prix et la paresse de l alizé Portugais offrait une première opportunité au voilier fuschia de se démarquer dans l ouest du Portugal. 4ème aux CanariesVM matériaux pointait à moins de 20 milles du leader Safran.

rnIl était une fois dans l Ouest !rnLa tendance générale observée par tous les routeurs était à ce moment de la courseet en l absence d alizés fiables et stables de Nord Estd aller flirter le long des côtes du Maroc. Une mode qui ne pouvait décidément pas convenir à un Le Cam bien décidé à faire sa courseen jouant à fond toutes les opportunités. Le 12 novembre au soiril croisait au coeur de l archipel du Cap Vertà plus de 100 milles dans l ouest de la tête de la flotte. Son décalage n apportait pas encore les dividendes escomptés et c est en 8ème position que VM Matériaux abordait le morceau de bravoure de cette Transatla traversée du pot au noir. Obstiné dans ses convictionsLe Cam repartait de plus belle cap à l ouestseul à croire en ses chances de franchissement rapide de la zone de convergence tropicale. Alors que d aucuns se fourvoyaient loin dans l estLe Cam et Morvan émergeaient le 16 novembre en tête de la Transataprès avoir traversé sans encombre le marasme du pot au noir par plus de 30 degrés de longitude Ouest. Une option ouest payante et qui voyait la flotte se scinder irrémédiablement en deux